Retraités, serez-vous touchés par la hausse de la CSG en 2018 ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour mieux appréhender les impacts de la hausse de la CSG et de sa déductibilité ou non de l’impôt sur le revenu, Marie Guibert, ingénieur patrimonial chez KBL Richelieu, a réalisé 2 simulations dans le magazine Capital. 

Emmanuel Macron a prévu d’augmenter la CSG en 2018, ce qui touchera une partie des retraités. Selon la façon dont la réforme est calibrée, l’impact pourrait se révéler moins violent pour les hauts revenus que pour les classes moyennes.

C’est un fait : la hausse de 1,7 point de la CSG, prévue en 2018 pour financer la baisse des cotisations des salariés du privé, pénalisera une partie des retraités. Mais lesquels exactement, et dans quelle ampleur ? En attendant d’avoir les derniers détails de cette réforme, voici déjà quelques chiffrages, réalisés à notre demande par la banque privée KBL Richelieu, qui vous permettront d’avoir les idées claires sur le sujet.

 Pour commencer, certains retraités seront épargnés. Il s’agit de ceux qui bénéficient d’un taux réduit de CSG, à 3,8% (contre 6,6% dans le cas général), ainsi que ceux qui en sont exonérés, soit environ 40% des retraités selon l’exécutif. Pour cela, il faut se situer en dessous d’un certain niveau de revenu. Si le seuil de 1.200 euros de pension mensuelle a souvent été évoqué, l’affaire est en fait un peu plus compliquée que cela. En effet, la réduction est accordée selon, d’une part, le revenu fiscal de référence (RFR), un montant calculé par le fisc et figurant sur votre avis d’impôt, et d’autre part le quotient familial de votre foyer.

En 2017, pour qu’un retraité seul (1 part de quotient familial) bénéficie du taux réduit, il faut que son revenu fiscal de référence ne dépasse pas 14.375 euros. Cela équivaut à une pension nette de 15.972 euros, soit 1.331 euros par mois (dans l’hypothèse où il s’agit de sa seule source de revenus). Si les seuils restaient les mêmes en 2018, seuls ceux gagnant plus que cela seraient donc touchés par la hausse de la CSG. Pour un couple (2 parts), le revenu fiscal de référence doit être inférieur à 22.051 euros, soit 2.042 euros de pension mensuelle cumulée. Pour ceux ayant davantage de parts, il faut augmenter le revenu fiscal de référence de 3.838 euros par demi-part supplémentaire.

Evidemment ce constat ne vaut que si ces seuils sont maintenus en l’état en 2018, ce qui n’est pas garanti. Ils pourraient être revus à la hausse, ne serait-ce que pour prendre en compte l’évolution de l’inflation, voire pour faire en sorte que davantage de retraités soient épargnés par la hausse de la CSG. Sachez en tout cas qu’en 2018, ce sera le RFR de l’année 2016, inscrit sur l’avis d’impôt de 2017, qui fera foi.

Retrouvez l’intégralité de cet article dans Capital.