Point sur les matières premières

Pascal Bernachon, Directeur de la gestion, KBL Richelieu Gestion
Le cours du Brent a touché nos objectifs de fin d’année à 60$ avec une accélération marquée sur le mois en raison du respect des quotas de production des membres du cartel OPEP et de la Russie. Ce gain de près de 9$ sur le mois résulte aussi de moindres productions de la part du Venezuela qui ne peut produire que du pétrole de piètre qualité faute de moyens financiers et d’une moindre production irakienne avec la problématique du Kurdistan.

Enfin, la production des puits de pétrole de Schiste américain ont globalement diminué sur la période après la hausse enregistrée en début d’année.

L’Arabie Saoudite, suivie par la Russie, a confirmé soutenir la proposition d’une extension de la période de gel de production afin de réduire les stocks mondiaux et permettre une remontée des prix. Cette décision devrait être validée lors de la prochaine réunion de l’OPEP du 30 novembre.

Désormais, les spécialistes anticipent une poursuite du mouvement haussier sur le cours du baril qui nous a amené pour notre part à relever l’objectif dans la fourchette haute de nos prévisions soit 65$.

Les analyses mettent en exergue le déficit d’exploration production des dernières années alors que la demande devrait continuer de croître, essentiellement tirée par les émergents et que les gisements en activité perdent 5% de leur potentiel chaque année d’exploitation.

Selon une étude, pour maintenir la production à son niveau actuel, les pétroliers devraient investir 630 milliards de dollars par an selon l’AIE contre 400 milliards en moyenne ces trois dernières années.

Ceci devrait améliorer aussi les carnets de commande de l’industrie parapétrolière au cours de l’année prochaine.

La hausse des métaux industriels correspond plus à un mouvement correctif haussier après la baisse du mois précédent. Le cuivre a rebondi en bénéficiant de la baisse des stocks publiés en Chine.