Point sur les devises

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Pascal Bernachon, Directeur de la gestion, Richelieu investment Funds (RIF)

Le grand gagnant du mois est bien évidemment le dollar Il s’est apprécié de 3.1% contre le panier des grandes devises. Le yen a nettement reculé soit -9.1%, le peso mexicain a baissé sur les résultats des élections de l’ordre de 12% pour finir à -8.3%. La livre turque et le zloty polonais ont lâché respectivement 10% et 6.7%. Le yuan chinois sa poursuivi sa dépréciation soit -1.9%.

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L’Euro/dollar est, in fine, resté dans le couloir que nous avions fixé en début d’année soit 1.05 à 1.15. Sans écarter le fait qu’il puisse aller voir la parité compte tenu des politiques monétaires opposées des deux côtés de l’Atlantique, nous pensons que les autorités américaines ne sont pas favorables à une hausse trop conséquente de la devise.

La volonté de « Made In America » du nouveau locataire de Washington ne pourrait se satisfaire d’un dollar amputant la compétitivité du pays au même titre que la Banque Centrale verrait sa politique de durcissement monétaire graduel peut-être contrariée par l’effet d’un dollar fort sur la croissance du PIB.

Sans trop préjuger de l’avenir immédiat, il est fort à parier que le marché des changes pourrait être un élément perturbateur pour les investisseurs en 2017 face à des dévaluations compétitives que pourraient mettre en jeu certains pays.

Un économiste écrivait ce mois-ci : entre la guerre des changes ou la crise de la dette, il faut choisir !