Période estivale : que s’est‐il passé ?

Pascal Bernachon, stratégiste KBL Richelieu, fait le point sur le marché financier. Retrouvez l’intégralité de son article sur h24finance.com

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Le mois d’août ne déroge pas à ces habituelles périodes estivales où l’absence des investisseurs est à même de provoquer des mouvements brutaux.

Que s’est‐il passé ?

Plusieurs facteurs ont provoqué cette forte consolidation qui, les uns additionnés aux autres, ont amplifié le mouvement.

  • Dévaluation de la Chine

La Chine a décidé de dévaluer sa monnaie contre dollar.

Cette dévaluation actuellement de l’ordre de 3% environ a été interprétée comme étant la volonté par les autorités de regagner en compétitivité pour redynamiser les exportations face à la hausse tant attendue d’une consommation domestique plus soutenue.

De plus, les investisseurs, à l’analyse de la remontée du Yuan sur les dernières années, estiment qu’une baisse de l’ordre de 15% est probable.

Actuellement, nous estimons que le potentiel baissier du Yuan est de l’ordre de 5%.

Partant du principe que les autorités chinoises ne remettront en aucun cas en cause le plan de rééquilibrage du PIB vers la consommation domestique.

En aucun cas, une dévaluation de l’ordre de 3% ne peut avoir un effet significatif sur les exportations chinoises.

De plus, par la nature du système politique chinois, nous ne pensons pas que le gouvernement change de cap dans ce rééquilibrage du PIB.

Nous pensons que les gains à l’exportation de la Chine passeront davantage par la montée en puissance de la valeur ajoutée des produits chinois que par un retour « aux usines du monde ».

Cette dévaluation a reçu le satisfecit du F.M.I car c’était une demande spécifique de sa part pour envisager l’entrée du Yuan dans les devises de réserves de change mondiales en 2016.

Objectif poursuivi par le Gouvernement chinois qui ne peut envisager un leadership économique et géopolitique sur la région sans avoir la devise en conséquence.