Mouvement baissier en septembre sur le marché actions

Le mois de septembre a clos le pire trimestre de la bourse américaine depuis 2011. Mais la baisse a été générale sur les marchés actions pris entre les questions relatives au resserrement monétaire de la FED et les inquiétudes sur la Chine. Ceci a démarré fin août avec la décision de dévaluation « minime » du Yuan laissant perplexes nombre d’investisseurs qui croyaient l’Empire revenir à un modèle de développement totalement axé sur l’industrie et non plus sur la hausse de la consommation.

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   Pascal Bernachon, stratégiste KBL Richelieu

Mais en réalité, ces mouvements traduisent l’influence des flux sur les marchés où la gestion dite passive a largement pris la main sur la gestion active. Ce sont les effets de la liquidité qui animent les marchés et les investisseurs longs ne peuvent reprendre la main que dans les périodes où les indices marquent des niveaux de sous-valorisation et surtout dans des périodes de moindre volatilité.

Il faut aussi tenir compte des révisions nettement en baisse des expectatives de résultats des entreprises américaines et pas seulement dans les activités mines et pétrole.

Il faut du reste remarquer que les programmes de rachats d’actions par les entreprises, qui ont « artificiellement » tenus les améliorations bénéficiaires aux Etats Unis semblent toucher à leur fin. En effet, si nous enlevons les 10 milliards d’achats effectués par Apple, nous constatons une baisse de 6.9% des rachats au second trimestre par rapport au 1er.

En plus des questions relatives au ralentissement de la Chine qui influencent fortement la vision baissière sur les pays producteurs de matières premières, deux secteurs ont particulièrement été attaqués pendant ce mois, à savoir l’automobile avec l’affaire Volkswagen et le secteur Biotechnologies/pharmacie suite à un discours de la candidate démocrate Mme Clinton.

Le secteur bancaire, qui dispose d’un fort Beta par rapport aux marchés, a nettement reculé sur la période.

Matériaux de base en très net repli et les Caps Goods (biens d’équipements) restaient sous pression d’autant plus que le nombre de profit warning des sociétés du secteur augmentaient notablement.

In fine, les vendeurs auront pris la main profitant d’une hausse significative de la volatilité face à, des acheteurs logiquement frileux face aux nouveaux évènements et à une lecture chartiste peu porteuse.

Une fois de plus, les marchés actions US auront mieux résisté que l’Europe où les reculs sont plus appuyés. Le Dax a été en toute logique le plus impacté suivi du marché espagnol, impacté lui par les déboires de l’Amérique Latine et les élections en Catalogne.

Nous avions recommandé ces derniers mois de privilégier le marché Italien, lequel a mieux résisté. (-2.61% contre -6.77%).

Le fort recul des marchés du Latam est à mettre au compte du recul du Brésil et particulièrement en intégrant le change puisque en euro, la bourse brésilienne dévissait de 11%.

Enfin, notons la bonne tenue de la bourse grecque qui a terminé sur un gain de 4.96% après la victoire de M. Tsipras. Le recul depuis le début de l’année reste néanmoins de plus de 19 %.

La bourse japonaise, dont les valeurs exportatrices sont sensibles à la conjoncture de ses voisins asiatiques (et à commencer par la Chine) aura perdu 8% sur le mois.

Les places chinoises ont été à la recherché de stabilisation avec l’intervention des autorités pour endiguer le dégonflement de la bulle. Elles reculent d’un peu plus de 4%. La nouvelle réglementation aura permis de clôturer un bon nombre de comptes de bourse avec effet de levier.

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Nous ne pouvons pas écarter non plus que les baisses des marchés actions entamées depuis fin août auraient pu aussi résulter de ventes de la part de Hedge Fonds qui se seraient pris les pieds sur un rebond espéré des matières premières.

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