Matières premières

Nous avions souligné régulièrement la volonté de stabilisation des prix pétroliers. Sur le mois, le baril d’or noir a nettement rebondi avec une hausse de 25% pour le WTI et de 21% pour le Brent. Géopolitique avec le Yémen, retour de la production iranienne repoussée sur des accords définitifs (espérés ou attendus) en juin mais aussi la poursuite de la fermeture des puits américains et surtout enfin baisse des stocks de 500.000 barils sur le site de Cushing.

Comme toute variation des cours des actifs, ils ont actuellement tendance à s’amplifier et à réagir dans des délais de temps raccourcis (cf. le document du mois dernier). Nous pensons que la hausse des cours, attendue au second semestre, est déjà prise en compte. Un repli passager des cours ou au mieux une stabilisation est attendue. Le rééquilibrage de l’offre et de la demande nécessite, selon nous, un peu plus de temps.

La prochaine réunion de l’OPEP sera déterminante sur la position de l’Arabie Saoudite face aux mécontentements de ses partenaires du cartel. Nous n’excluons pas le risque d’implosion de ce Cartel en l’absence d’accord.

Il ne faut pas ignorer non plus dans les variations des cours la corrélation existante entre prix du baril et valeur du dollar.

Si la hausse de l’indice CRB trouve une bonne partie de son explication dans la hausse de l’or noir, il faut noter que, sur le mois, le minerai de fer progresse de 9,4%, l’aluminium de 7,8% et le cuivre de 4,9%.

Les cours des matières premières agricoles ont reculé suite à des plantations de semis plus précoces que l’an passé.

L’once d’or reste enfermée dans son couloir horizontal fluctuant en fonction des mouvements du dollar mais ne dessine pas de tendance affirmée à court terme.

Pascal Bernachon, stratégiste KBL Richelieu