Marché des actions : état des lieux sectoriels

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Pascal Bernachon, Stratégiste chez KBL Richelieu 

Légère hausse des indices des pays développés au cours du mois, soutenue encore par la bonne tenue des prix pétroliers et la hausse du dollar qui a permis de sortir un peu de leur torpeur les places de la zone euro. La prééminence de la hausse des taux de la FECD n’aura donc pas eu d’impact négatif sur les actifs à risque et ni sur les taux longs.

Les investisseurs, doutant toujours de la vigueur du cycle, ont privilégié les valeurs défensives et à commencer par un retour en grâce des pharmaceutiques. Le secteur bancaire est resté sujet à volatilité particulièrement en zone euro avec la problématique des banques italiennes. L’indice de la bourse italienne accuse un recul de 3.1%. A contrario, le secteur des matériaux de base a nettement consolidé, en relation avec le repli des cours des matières premières.

Si Apple a fortement pesé sur la bourse américaine, poursuivant sa baisse d’avril dans un premier temps, sa reprise à mi période a permis au Nasdaq de rester en tête des performances sur le mois. Les marchés émergents ont reculé de 3.9% selon l’indice MSCI Emerging Markets. C’est avant tout la faiblesse des volumes qui marquera ce mois où les flux sortants des marchés actions montrent une décollecte de l’ordre de 100 Mds de dollars depuis le début de l’année. C’est la plus forte décollecte depuis 5 ans.

L’environnement de taux bas et la trésorerie disponible des entreprises ont permis la poursuite des opérations de fusion acquisition : offre de BAYER (sur MONSANTO (62Mds$), l’OPA du chinois MIDEA sur le groupe allemand KUKA avec une prime de 36% sur le cours de clôture et la fusion de TECHNIP avec le groupe US FMC Technologies.