Marché actions : bilan du mois de mars 2016

Après la baisse de début d’année, nous avons assisté à une reprise des excès baissiers, d’autant que le rebond des cours du pétrole était un facteur apaisant et que les craintes d’une dévaluation massive du Yuan chinois s’estompaient.

Le fait notable a été l’absence de volume significatif dans ce mouvement, justifié en partie par la permanence d’un pessimisme ambiant qui n’incite pas les investisseurs à se repondérer fortement en actions. A court terme, les craintes d’une forte baisse des indices ne pouvaient trouver son chemin à la fois par le niveau de pessimisme relaté ci-dessus mais aussi par la permanence des actions des banques centrales, la B.C.E en particulier.

Il a été difficile de trouver des thématiques de court terme, les investisseurs ne réussissant pas à maintenir des paris directionnels affirmés, que ce soit sur les cycliques, les actions Value ou les défensives. Seul le secteur pétrolier a accompagné le rebond des cours de l’or noir mais sans les parapétrolières, confrontées encore à la réduction des investissements des Majors et la nécessité impérieuse de procéder à des augmentations de capital significatives.

Les élections américaines et la probable revue du prix des médicaments Outre-Atlantique ont pénalisé le secteur pharmacie dont l’ajustement des P.E.R a été marqué au cours des derniers mois.

Enfin, le secteur bancaire reste pénalisé sur le vieux continent par la réglementation et par les effets néfastes des taux d’intérêt négatifs si le crédit ne repart pas plus franchement.

S’est distingué le secteur technologique et le Food & Beverage s’est maintenu mais avec discrimination. Sur les marchés émergents, l’attentisme de la FED a été un facteur favorable avec 37 milliards de dollars de flux de capitaux reçus par eux sur le mois de mars. Ce n’est que le deuxième mois consécutif de flux positifs après sept mois de repli, mais c’est un niveau très au-dessus de la moyenne, et le plus élevé depuis juin 2014. Il s’est partagé à égalité entre les actions et les obligations. In fine, les indices américains auront réussi à reprendre la totalité de la baisse de début d’année et terminent le trimestre en positif, aussi modeste soit-il. La déception sur l’économie japonaise et le change du yen ont fait de l’indice Nikkei le plus mauvais performer des places matures.

L’Europe et particulièrement la zone euro n’auront pas rattrapé la totalité des pertes de début d’année, subissant l’influence négative d’un euro renforcé sur les dernières séances.