Le regard du mois boursier par Pascal Bernachon – Juin

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pascal Bernachon, Directeur de la gestion, Richelieu investment Funds (RIF)

Il est indéniable que la sortie du risque déflationniste appelle à un retour progressif vers une normalisation des politiques monétaires des principales banques centrales (hors Japon). Sans évoquer une forte reprise d’inflation, la logique économétrique implique une hausse de celle-ci mais mesurée qui permettra une gradualité dans le retour à cette normalisation monétaire.

Alors que nous pouvions nous étonner de l’absence totale de réaction des taux longs dans ce nouvel environnement de croissance économique depuis janvier, ils ont en partie rattrapé cette anomalie avec des sur-réactions, particulièrement dans la vitesse de dégradation.

Croissance et faible inflation ne sont pas incompatibles avec une bonne tenue des marchés actions. Si logique, il y a , nous devrions assister à des réallocations des marchés de taux vers les marchés actions et la zone euro serait appelée à être favorisée par une moindre valorisation des actions et par un potentiel de restauration des marges des entreprises alors que la problématique de maintien des marges est plus difficile aux Etats Unis.

Alors peut-il y avoir une décorrélation entre les places américaine et européenne ? L’histoire boursière nous montre que ceci est possible d’autant plus quand l’économie de notre zone est en voie d’accélération alors qu’elle se stabilise Outre-Atlantique.

Comme évoqué ci-dessus et en début d’année, les risques géopolitiques seront un facteur de volatilité et influenceront l’approche économique.

Nous restons actuellement confiants sur les actions mais la montée des risques appelle inévitablement à plus de vigilance qu’en première partie de l’année.

N.B : En Zone euro : Le P/E 2017e Global ressort désormais à 16.8x (17.8x hors financières), pour un taux de croissance de BPA de 14.6% et de 15.6% hors financières après respectivement +2.2% et +4% en 2016.
Le P/E 2018e Global ressort à 15.3x, pour une croissance de 10% des bénéfices.