Le regard du mois boursier par Pascal Bernachon Juillet/Août

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pascal Bernachon, Directeur de la gestion, KBL Richelieu Gestion

L’évolution économique future dépend de nombreux facteurs structurels dont la démographie ; la lecture du tableau ci-joint ne peut que renforcer l’idée que la croissance potentielle devrait être plus dynamique au sein des pays tiers.

Elle se trouvera par nature plus modérée avec la montée en puissance des services dans la composante PIB des pays développés et avec de moindres tensions inflationnistes. Ceci milite pour des taux longs qui remonteront avec modération, ce qui reste favorable pour les marchés actions.

Comme évoqué, le potentiel haussier reste d’actualité et avec une logique de rattrapage des indices de la zone euro suite à l’accélération et la diffusion de la croissance.

Il est indéniable que compte tenu des niveaux de valorisations, ce momentum peut trouver sa concrétisation dans la réforme fiscale que devrait (enfin) mettre en place l’administration américaine.

D’ici là, la période de consolidation pourrait se poursuivre mais la conjoncture économique permet d’envisager l’absence d’une forte baisse des indices actions.

Il apparait nécessaire aussi d’avoir une meilleure lisibilité des politiques monétaires des deux banques centrales non pas sur la direction qui les guide mais sur le timing et l’amplitude des mouvements.

 

De tout ceci, découle que les actions conservent un potentiel haussier où la sélectivité restera de mise. La hausse de l’euro pouvant inévitablement impacter certaines entreprises lors des prochaines publications de résultats.

Enfin, en prenant en compte la possibilité d’une réduction du bilan de la FED et une réduction complémentaire des achats de la B.C.E dans son Quantitative Easing, la liquidité mondiale diminuerait mais resterait sur un trend positif (environ 4%), aidée entre autres par celle générée par les pays émergents.

La baisse du dollar est favorable à ces pays qui devraient continuer de performer même si le PER (Price Earning Ratio) a dépassé ses niveaux historiques (10) ce qui nous apparait justifié car il tend à rejoindre à terme celui des pays développés.

Evolution de la liquidité mondiale.