Le point sur les matières premières

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Pascal Bernachon, Directeur de la Gestion KBL Richelieu

Le rebond sur la dernière période de l’année de l’indice CRB All Commodities est essentiellement porté par la hausse des matières premières énergétiques à commencer par le pétrole, les métaux ferreux s’étant légèrement repliés en décembre.

L’accord sur la production d’or noir entre membres de l’OPEP et d’autres pays producteurs apparait crédible par la volonté de maintenir l’économie à flots et la recherche d’équilibres budgétaires. Nous maintenons donc nos vues d’un cours du baril WTI entre 50 et 60 dollars sur l’année.

Nous assisterons à une reprise des investissements bénéficiant à l’ensemble de cette industrie (dont les parapétrolières). Certains prévoient une hausse des investissements de l’ordre de 30% en 2017.

Au cours du mois de décembre, l’industrie du pétrole de Schiste américain a poursuivi la réouverture des puits (49 puits), ce qui porterait à 500 puits en activité, encore loin des 1.600 en activité en 2014. Le coût d’extraction de l’huile de Schiste a nettement baissé pendant cette crise pour apporter une rentabilité d’extraction entre 45 et 50 dollars.

Nous pouvons donc nous attendre, y compris pour des raisons politiques, à une remontée en puissance de l’industrie pétrolière américaine mais nous ne pensons pas que l’objectif sera de pousser de nouveau les prix à la baisse mais certainement de tenir une discipline de production afin de ne pas compromettre l’équilibre de l’offre et de la demande. Ce renouveau aura des effets économiques favorables puisque

l’industrie sera créatrice d’emplois après en avoir détruit lors de la chute des cours. Nous assistons déjà à la réouverture de lignes de crédits de la part des banques alors qu’elles étaient fermées alors.

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La hausse généralisée des cours des matières premières qui a suivi instantanément l’élection de M. Trump s’est légèrement estompée sur la dernière quinzaine de l’année. Elle suivait les décisions de la Chine de fermer certaines usines et donc d’influer sur le niveau des surcapacités. Nous considérons que les cours sont revenus sur des niveaux d’équilibre et excluons toujours de ré-assister à un boom comparable à la dernière décennie. Ce marché sera source d’opportunités plutôt que de rester « long only ».

Sur ces derniers mois, l’once d’or est rapidement sortie de son couloir de consolidation horizontal. Nous n’excluons pas un rebond des cours dans l’année en fonction des variations du dollar et de l’évolution de l’inflation. Là aussi, notre objectif, s’il devenait haussier, se limiterait à un retour sur 1350/1420 dollars.

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