Le point sur les devises

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pascal Bernachon, Directeur de la gestion, KBL Richelieu Gestion

De mi-mai à la dernière semaine de juin, les parités de change euro/dollar sont restées dans un couloir de variation étroit mais les propos de M. Draghi sur les forces reflationnistes constatées en zone euro ont ouvert une accélération haussière de la devise communautaire sur 1.1435. Ceci était interprété (hâtivement) comme la fin de de la politique monétaire accommodante. En même temps, les doutes sur la capacité du Président Trump de mener à terme sa réforme fiscale et des indicateurs économiques en accélération chez nous à contrario des Etats-Unis ont appuyé ce mouvement de rebond de l’euro.

La Livre sterling a été très volatile au cours du mois. Elle s’est affaissée au résultat des élections mais a pu se reprendre après les propos de trois Gouverneurs de la banque centrale britannique qui se sont prononcés pour une hausse des taux, suite au chiffre d’inflation. Sur le mois de juin, la monnaie anglaise lâche 0,6% contre euro, elle gagne 1,1% contre billet vert.

Le peso mexicain et le bath thaïlandais ont profité de la faiblesse du dollar et ont terminé le mois en hausse. Le rouble s’est nettement affaibli face au dollar (-3,1%), ce dernier étant pénalisé par les nouvelles sanctions imposées à la Russie par les pays occidentaux et par le repli des cours du baril. Le réal brésilien a, de son côté, poursuivi sa chute contre dollar (-2,5%), pâtissant encore des inquiétudes pesant sur le gouvernement Temer. Le won coréen et la roupie se sont respectivement repliés face au dollar, de 2,3% et de 0,2%.

L’USD contre Yuan est 3.7794, faible variation sur le mois dernier.

Le FMI vient de publier son dernier rapport sur l’évolution des réserves de change des banques centrales. Le total des réserves a progressé de 1.8% à 10.9 Tr$. Le Dollar reste la monnaie de réserve la plus importante avec 64.5% de l’encours contre 66% en 2015. L’euro poursuit sa décrue avec 19.3% (22% en 2000). Le yen et la livre sterling représentent respectivement 4.6% et 4.3%. Le Yuan chinois, récemment éligible, ne représente que 0.9% du total des réserves.

Si le dollar semble entamer un cycle baissier durable, nous pouvons envisager une certaine stabilité (1.10 à 1.15) surtout si la croissance américaine marque un rebond au cours des mois prochains et avec la normalisation de la politique de la FED.

Le retour des cours de l’or noir sur 50/55$ devrait permettre une remontée des cours des devises des pays producteurs.