Le point sur le marché des matières premières

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pascal Bernachon, Directeur de la gestion, Richelieu investment Funds (RIF)

C’est le pétrole qui a retenu toute l’attention, en dépit de la baisse de production de certains membres de l’OPEP , Russie.. , la faible diminution des stocks américains et la poursuite de l’ouverture de nouveaux puits dans le Shale Oil ont amené le cours du WTI sur un point bas de 42.53$. Niveau sur lequel, il s’est repris pour clôturer le mois sur 46.04$. Nous en commenterons pas les nombreuses analyses qui prévoient une poursuite de la chute des cours, car émanent pour certaines des mêmes cabinets qui nous prévoyaient alors un baril à 200$. Les investisseurs ont donc douté de la capacité de rééquilibrage du marché entre offre et demande. Ceci a généré de fortes positions vendeuses.

Les rapports de l’I.E.A et de l’OPEP se montrent plus optimistes sur une hausse de la demande mondiale avec une accélération de celle-ci au cours du second semestre.

L’ensemble de ces facteurs et une probable diminution dans l’ouverture de nouveaux puits aux U.S.A ainsi que le déficit d’investissements des années passées dans l’exploration/production nous confortent dans un objectif de cours de 50 à 55$ le baril de Brent en fin d’année.

Les métaux industriels se sont repris ce mois-ci à l’appui d’un dollar faible, le cours du cuivre a confirmé sa sortie haussière. Ceci fut aidé aussi par une hausse des importations chinoises.

L’or reste inchangé , se maintenant dans son couloir de faible variation depuis le début de l’année. Nous maintenons notre opinion d’achat sur les niveaux voisins de 1100$ l’once avec un rebond potentiel sur les 1450$ l’once.