Le marché des actions

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pascal Bernachon, Directeur de la gestion, KBL Richelieu Gestion

D’une part, un environnement économique qui reste favorable avec une légère accélération des échanges mondiaux, une Chine qui reste dynamique, des conditions de crédit toujours attractives et la confiance des consommateurs qui se maintient sur des niveaux satisfaisants. Ces facteurs justifient pleinement que l’été boursier ne soit pas un mouvement de baisse prononcé des indices.

D’autre part, des valorisations élevées, un impact inévitable pour certaines sociétés européennes d’un euro renforcé dont le mouvement haussier s’est accéléré à partir de juin, des visibilités entachées à court terme sur les politiques monétaires, un environnement géopolitique tendu et un doute persistant sur la réalisation d’une réforme de la fiscalité aux Etats-Unis ou de plan de grands travaux d’infrastructures. Sans oublier les incertitudes sur les politiques monétaires de la FED et les rapports houleux du président américain dans les discussions sur l’Alena.

Face à ces forces antagonistes, demeurent les réflexes du passé. Le cycle économique américain en est à sa huitième année d’expansion et un tel cycle amenait logiquement une période de ralentissement voire de récession. Rien ne préjuge actuellement de ce risque. Mais le niveau des valorisations élevé, particulièrement Outre-Atlantique, ne peut se justifier que par des perspectives économiques qui s’améliorent ou par des bénéfices en croissance (les deux étant souvent liés).

L’été fut certes mouvementé entre les variations de change et les tensions géopolitiques mais ceci ne s’est pas traduit par une baisse prononcée des indices actions et même si le niveau support des 5085 points fut franchement attaqué fin août, l’indice est revenu rapidement au-dessus.

Le second constat que nous pouvons faire consiste à confirmer ce que nous envisagions en début d’année, soit une moindre approche sectorielle de la part des gestions mais plus une recherche de la valeur apte à surperformer. La saison des résultats a en partie amplifié ce phénomène où la simple atteinte des objectifs ne suffit plus mais où l’on vise avant tout un rehaussement des perspectives à venir. Une approche plus défensive des portefeuilles a été favorable au secteur Utilities et au secteur des matériaux de base avec les bonnes publications économiques en provenance de Chine et la bonne tenue des indices PMI.

Media et distribution furent les grands perdants, à la fois par les publications liées à la publicité et d’autre part par le renforcement d’Amazon dans la vente grand public de produits frais.

Baisse mesurée des indices actions des grands pays, l’indice MSCI Monde a modestement progressé de 0.1% sur le mois, porté par la nouvelle hausse des indices des pays émergents, la faiblesse du dollar et la bonne tenue de certaines matières premières, favorables pour eux. Chine et Hong Kong en tête, l’Inde marquant le pas plus sérieusement.

Le marché japonais a reculé de 1.4%, pénalisé entre autre par la reprise haussière du yen.