L’atout des entreprises familiales

Les entreprises familiales offrent en moyenne de meilleurs rendements que leurs pairs et des possibilités d’investissement à long terme. 

Qu’est-ce que Walmart, BMW et Maersk ont en commun (hormis le fait qu’elles font partie des plus grandes sociétés au monde) ? Ce sont toutes des entreprises familiales puisqu’un pourcentage important du capital est détenu, respectivement, par les familles Walton, Quandt et Moller.

En revanche, contrairement à ces trois multinationales, la plupart des entreprises dites familiales (que ce soit sur la base du pourcentage de capital détenu, de la représentation au Conseil d’administration ou de l’autorité de l’équipe dirigeante) sont de petites entreprises.

Ainsi, à l’échelle mondiale, moins de 30 % des entreprises familiales le sont encore après la troisième génération.

Bien entendu, dans leur grande majorité, les entreprises familiales ne sont pas cotées en bourse. Parmi celles qui le sont, presque toutes ont une petite ou moyenne taille de capitalisation boursière.

Pour les investisseurs soucieux de cibler les entreprises familiales, cela soulève une double problématique. Tout d’abord, les entreprises sous contrôle familial ne sont pas toujours identifiables puisqu’aucun indice ne les regroupe. Ensuite, la couverture des analystes concernant le segment global des petites et moyennes capitalisations est parfois partielle.

Néanmoins, certaines caractéristiques sont communes aux PME familiales. En général, elles bénéficient d’une connaissance particulièrement solide de leurs marchés (qui est souvent un marché de spécialité, une « niche »), d’une volonté de réussite sans égale et d’une vision à long terme.

On constate également que les entreprises familiales ont une approche plus disciplinée en matière d’allocation du capital, que leurs normes de gouvernance sont plus strictes, qu’elles sont plus réticentes à prendre des risques ce qui peut expliquer que leurs performances sont plus stables voire meilleures.

En outre, il est important de noter la convergence des objectifs et l’alignement des intérêts qui existent entre les actionnaires familiaux, souvent les dirigeants, et les actionnaires minoritaires d’entreprises familiales cotées. Toutes ces parties recherchent avant tout la performance sur le long terme.

Tous ces facteurs plaident en faveur de ce que les Anglo-Saxons appellent « the family business premium », autrement dit la prime des entreprises familiales par rapport aux entreprises lambda.

Le fait que les entreprises familiales cotées sont pour la plupart des petites et moyennes capitalisations leur offre un deuxième avantage concurrentiel : l’histoire montre que, sur le long terme, les titres de petites et moyennes capitalisations surperforment systématiquement les grandes capitalisations.

De plus, les PME familiales européennes présentent actuellement un attrait particulier, en partie parce que leur exposition géographique tend à être davantage domestique qu’internationale, avec une exposition plus importante au marché européen relativement plus stable que ceux émergents plus volatils.

Dans la mesure où l’attrait de ces sociétés réside dans leur profil de qualité garantissant une création de valeur pérenne, elles doivent plutôt être considérées comme des possibilités d’investissement à long terme.

Il est cohérent que ces perspectives soient envisagées avec un horizon à long terme puisque ces entreprises se préoccupent généralement moins du trimestre en cours que du prochain quart de siècle, moment où la génération suivante prendra le relais.

Article rédigé par KBL epb