La monnaie de la peur

Opinion de Pascal Bernachon, directeur de la gestion KBL Richelieu Gestion, à propos du Bitcoin, dans Le Courrier Financier.

Alors que le nombre de monnaies virtuelles ne fait qu’augmenter nous allons nous attacher à la plus célèbre « le Bitcoin » qui aura permis à certains spéculateurs de multiplier leurs gains avant que d’autres y perdent leurs mises.

La monnaie de la peur car ce Bitcoin a été créé au lendemain de la crise de 2008 consécutivement aux craintes diffusées par la presse sur une faillite du système bancaire. Défiance sur les banques, défiance sur les banques centrales savamment entretenue par les Cassandre du désespoir ont donc facilité sa création.

Force est de saluer la réussite conceptuelle de celle-ci via la Blockchain et surtout en annonçant au départ quelle quantité de cette crypto-monnaie serait émise jusqu’en 2021.

Les afficionados de cette devise trouvaient, dans la volonté récente de certaines banques américaines d’offrir des tables de négociation, une reconnaissance officielle de ces dernières. Nous pensons plus cyniquement qu’elles ne voulaient surtout pas voir s’échapper de possibles commissions d’intermédiation.

Le Bitcoin est-il une monnaie ?

Si on s’en tient à une définition basique de la monnaie comme l’ensemble des actifs que les individus utilisent régulièrement pour acheter des biens et services à d’autres individus, alors le Bitcoin permet effectivement d’effectuer des échanges de biens. Encore qu’au regard de sa volatilité dans une même séance, la valeur de règlement de l’achat à un instant T peut s’avérer éloignée du prix à payer, dans un sens comme dans l’autre […]

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