La liquidité : facteur de célérité ?

Les politiques accommodantes des Banques Centrales et les anticipations d’assouplissement supplémentaires de certaines d’entre elles (Chine) créent une liquidité abondante sur les marchés. Ceci influe sur un facteur : la Célérité.

En effet, si les fondamentaux appellent à des arbitrages entre actifs et la recherche de nouveaux prix d’équilibre, nous pouvons nous interroger sur la rapidité à laquelle s’établissent certaines valorisations.

Rien d’anormal à la baisse des taux des marchés obligataires souverains de la zone euro même si la rapidité de la baisse du rendement de l’emprunt d’Etat 10 ans Allemand peut surprendre. Certes, les programmes d’achats d’actifs de la BCE et la rareté des émissions futures de ce pays, budgétairement excédentaire, justifient l’appréciation du Bund.

Rien d’anormal non plus à la baisse des cours du baril de pétrole en tenant compte des décisions de l’Arabie Saoudite et de l’excès d’offre durable né de la hausse continue de l’exploration d’huile de Schiste aux U.S.A. Mais une baisse de l’or noir de 91 $ à un point bas de 45,19 $ en à peine 6 mois peut surprendre par sa vitesse.

Ce constat s’étend aux mouvements haussiers sur certains marchés actions où les flux se concentrent au détriment de certains, jugés moins porteurs.

In fine, rien de surprenant dans les mouvements d’ajustements des prix auxquels nous assistons. Ils étaient attendus mais la vitesse de propagation impliquera, selon nous, une inévitable hausse de la volatilité où à la moindre déception même temporaire, nous pourrions assister à des mouvements correctifs limités mais toujours aussi rapides.

Roland Fernet, Directeur Général et Pascal Bernachon, Gérant de Fonds KBL Richelieu.