La croisière s’amuse!

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D’ici la fin du siècle, l’âge moyen de la population mondiale aura fortement augmenté, passant de 29 ans actuellement, à presque 42 ans.

Ce fossé démographique entraînera de nombreux défis pour les gouvernements mais représentera une aubaine pour un secteur d’activités bien particulier qui a enregistré des revenus annuels de 40 milliards d’euros l’année dernière.

Si l’industrie de la croisière aime souligner qu’elle propose des activités pour tous les âges, les statistiques indiquent que ce secteur attire surtout les vacanciers grisonnants. Aujourd’hui, la vacancière type est une femme de 50 ans, diplômée d’université, mariée, salariée avec des revenus annuels de plus de 75 000 dollars. En outre, il y a de fortes chances pour qu’elle soit américaine, en route pour une semaine de détente dans les Caraïbes.

Au lendemain de la crise financière mondiale – qui a entraîné, sans surprise, une diminution des réservations – le secteur enregistre depuis plusieurs années une croissance stable.

Le nombre total de passagers de croisières devrait atteindre 22,2 millions cette année, soit une augmentation de 3,2 %. Sur la même période, le prix moyen par passager devrait augmenter selon la même proportion, pour atteindre 1 780 dollars pour une croisière de 7,5 jours.

Le vieillissement de la population constitue une chance pour ce secteur d’activités, de même que l’apparition des classes moyennes dans les pays émergents, en Chine particulièrement.

L’année dernière, quelque 700 000 Chinois ont réservé une croisière, soit l’équivalent du nombre de Canadiens qui ont dîné à la table du Capitaine durant la même période. Étant donné que les Chinois sont 40 fois plus nombreux que les Canadiens, l’opportunité à long terme présentée par le marché chinois des croisières semble inépuisable.

En attendant, ce secteur doit faire face à quelques défis et notamment se pencher sur la plainte numéro 1 des passagers.

Selon une récent sondage mené auprès de 2 000 agents de voyage britanniques, la principale source de réclamation suite à une croisière n’est ni le mal de mer, ni la qualité des buffets à volonté servis à bord. Ce sont « les bavardages stupides et irritants des autres passagers », cités par 38 % des participants à l’étude.

Cet élément explique en partie la raison pour laquelle un autre secteur d’activités – à priori sans rapport – semble si bien se porter. À l’avenir, la croissance de l’industrie des croisières ira de pair avec les ventes de protections auditives.

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