Informations économiques : Du côté de l’inflation

Article de Pascal Bernachon, directeur de la gestion, KBL Richelieu Gestion, à propos de l’inflation. 

Comme traduit par le comportement des marchés obligataires, les craintes inflationnistes provoquées par la hausse des salaires en janvier aux Etats-Unis se sont estompées.

Nous continuons de surveiller l’évolution des gains de productivité qui devraient s’améliorer au cours des mois, à l’inverse de ce qui a été constaté ces dernières années. Ceux-ci devraient bénéficier de la nette reprise des investissements récents des entreprises et donc freiner ou compenser les tensions salariales.

L’inflation américaine a légèrement ralenti au mois de février avec le recul des prix de l’essence et la modération des loyers. L’indice des prix à la consommation (CPI) a progressé de 0,2% sur le mois après une progression de 0,5% en janvier. Sur un an, sa hausse ressort à 2,2% contre 2,1% le mois précédent. Hors éléments volatils, la hausse ressort à 1,8% sur un an, comme en janvier.

En France, le rythme de l’inflation sur un an a bien ralenti en février, pour s’établir à 1,2% contre 1,3% à fin janvier, selon les données définitives publiées ce jeudi par l’Insee. L’évolution sur un an de l’indice des prix à la consommation harmonisé qui permet des comparaisons avec les autres pays de la zone euro, a de même été confirmée à +1,3% contre +1,5% à fin janvier. Par contre sur le mois de mars, l’inflation a nettement accéléré en France, atteignant son plus haut niveau depuis octobre 2012 en raison notamment de la hausse du tabac et des biens manufacturés. L’indice a atteint +1.5% en mars vs +1.2% en février.

Les prix à la consommation en Grande-Bretagne ont augmenté de 2,7% en février en rythme annuel, leur plus faible progression depuis juillet 2017.

Au sein de la zone euro, la hausse des prix a atteint 1,4% au mois de mars, en glissement annuel, selon une première estimation d’Eurostat. Ce taux est sensiblement supérieur à celui enregistré en février, qui était de 1,1%. Toutefois, hors énergie, alimentation, alcools et tabacs- l’inflation en glissement annuel reste à 1%, bien inférieure à l’objectif de la BCE d’un taux proche de 2%.

En Europe, seul un groupe de pays résiste à cette tendance baissière de l’inflation: les pays d’Europe centrale et orientale (PECO) que sont la République tchèque, la Hongrie, la Pologne et la Roumanie sont confrontés à une accélération des prix dûe principalement à la croissance des salaires.