Informations économiques : Du côté de l’inflation

Article sur l’actualité inflationniste, par Pascal Bernachon, directeur de la gestion, KBL Richelieu Gestion. 

L’inflation : le sujet de l’année.

Au risque de nous répéter, nous avons quitté avec l’aide des banquiers centraux, le risque déflationniste pour entrer alors dans une période d’assainissement post crise sans inflation.

Nous revenons désormais dans une période d’inflation positive. Nous n’avons pas volontairement employé le terme d’hyperinflation.

Au sein de la zone euro, l’inflation devrait rester maîtrisée et particulièrement la Core inflation qui restera sous l’objectif de la B.C.E. Certes, les accords récents syndicat/ patronat en Allemagne pousseront les salaires à la hausse comme nous pourrions avoir des hausses de salaires en France en dépit d’un taux de chômage qui restera élevé mais proche du niveau de chômage structurel propre à notre pays.

L’objectif de la Réserve Fédérale soit 2% pour l’inflation globale sera rapidement atteint et justifie donc les trois hausses de taux de la Banque Centrale américaine.

A ce stade, nous ne partageons pas les craintes des investisseurs sur un emballement de l’inflation et de ses conséquences sur le niveau des taux longs. Nos derniers papiers mensuels expliquaient les forces structurelles à même de freiner la hausse continuelle des prix.

Nous maintenons un objectif d’inflation de l’ordre d’environ 2.4% aux U.S.A.

Si la hausse des salaires se généralisait, il faudrait prendre en compte le facteur positif de celle-ci soit un gain de pouvoir d’achat des salariés et par conséquent un facteur appréciable de soutien à la consommation. De plus, ces hausses de salaires pourraient alors s’accompagner d’investissements productifs de la part des entreprises qui permettraient d’assister enfin à des gains de productivité, source de maintien des marges bénéficiaires.

Au sein des pays émergents, nous devrions assister à une légère hausse de l’inflation pour les pays manufacturiers importateurs de matières premières alors que les pays producteurs de ces matières premières auront une inflation en recul.

Au Royaume-Uni, l’évolution de la devise sera un déterminant du niveau d’inflation qui est appelé pour le moment à diminuer après le pic de novembre.