Evolution du marché des actions

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Pascal Bernachon, Directeur de la gestion, Richelieu investment Funds (RIF)

Les marchés américains n’en finissent pas de battre des records et d’offrir une succession de séances positives et ce, en dépit de zones de sur-achat. Certes, confortés à la fois par la bonne tenue des indicateurs économiques présents et anticipant les effets additionnels de croissance future des propositions de M. Trump.

En Zone euro, le Dax a légèrement surperformé le CAC compte tenu du risque politique qui entourait la France alors que de nombreux articles évoquaient la possibilité de voir Mme Le Pen élue. Au sein de l’Eurostoxx 50, le secteur bancaire s’est momentanément trouvé des plus fragilisés. Mais globalement, l’indice MSCI Europe est reparti de l’avant après sa pause du mois précédent. Sur les marchés émergents, la bonne tenue des cours des matières premières a été un facteur positif, particulièrement sur les marchés d’Amérique du Sud et l’Asie.

L’indice Nikkei a faiblement progressé en s’octroyant 0.4% avec la stabilité de sa devise.

 Les investisseurs ont pris aussi conscience que les propositions de M. Trump seraient visibles après d’apres discussions avec le Congrès, même si ce dernier est républicain, les parlementaires désirant obtenir des réductions budgétaires en contrepartie des mesures de relance prônées par le nouveau Président. Ces mesures porteront donc leurs effets probablement sur la dernière partie de l’année et encore plus sur l’exercice suivant.

Ceci a eu pour effet de redonner du lustre aux valeurs de croissance et valeurs défensives contre les valeurs dites Value cycliques. L’autre facteur qui a favorisé cet arbitrage entre types de valeurs est la résurgence des grandes opérations de fusion, même si certaines n’ont pu aboutir.

 Comme évoqué ci-dessus, le secteur bancaire en Europe était un peu à la traîne mais ce ne fut pas le cas Outre-Atlantique où la remise en cause de la Loi Dodd Franck a été un facteur de soutien.

 L’autre facteur favorable aux marchés actions a été bien entendu la saison des publications de résultats. Attendus en hausse de 5% sur un an au quatrième trimestre en début de « saison », les bénéfices par action des groupes du S&P 500 auront finalement progressé de 6,7% et ce, en dépit d’une moindre progression des chiffres d’affaires.

En Zone euro, en dépit de quelques déceptions, les résultats étaient favorables et surtout, nous n’assistons pas comme à l’accoutumé à une révision en baisse des perspectives de la part des analystes.

 Enfin, il parait évident que  nous assistons progressivement à une rotation des actifs obligataires en faveur des actions puisque les investisseurs conservent leurs anticipations de remontée des rendements obligataires.

 Le faible niveau des taux met en évidence la rentabilité des dividendes distribués par les sociétés et la baisse attendue de la fiscalité américaine pourrait augurer d’une hausse du cash disponible de la part des sociétés permettant de poursuivre les rachats d’actions ou d’autres formes de retour aux actionnaires.

 

Evolution des marges des deux côtés de l’Atlantique.

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Evolution du MSCI EMERGING MARKET depuis le 1er janvier 2016 

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Tableau

Variation des indices actions depuis le 1er janvier 2017

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