CSG : Le détail qui pourrait tuer l’effet de la baisse des cotisations

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Marie Guibert, Ingénieur Patrimonial chez KBL Richelieu, s’exprime sur la hausse de la CSG dans le magazine Capital. 

L’allègement des cotisations salariales annoncé par Emmanuel Macron doit se traduire par un gain de pouvoir d’achat malgré la hausse de la CSG qui l’accompagne. Mais si cette CSG supplémentaire n’est pas déductible de l’impôt sur le revenu, ce gain sera bien moindre et se transformera même en perte dans certains cas. Nos simulations.

La réforme sera même négative pour les (rares) salaires supérieurs à 13.076 euros brut par mois. Au-delà de ce seuil, les cotisations chômage ne sont plus ponctionnées et la CSG est due sur 100% du salaire. Traduction : pour les personnes touchant davantage que ce plafond, l’économie tirée de la réforme ira en s’amenuisant pour chaque euro supplémentaire gagné. Elle se transformera même en perte à partir d’un certain niveau. “Pour un célibataire sans enfant ne touchant que des revenus d’activité, la réforme entraînera une perte de pouvoir d’achat au-delà 165.000 euros de salaire brut annuel si la CSG est non déductible, ou de 396.000 euros si elle est déductible”, calcule Marie Guibert, ingénieur patrimonial chez KBL Richelieu. Et c’est sans compter la taxe exceptionnelle sur les très hauts revenus, qui va de 3 à 4% et s’applique aux revenus supérieurs à 250.000 euros…

Cette question de la déductibilité ou non de la CSG supplémentaire est aussi cruciale pour les retraités touchés par la réforme, c’est-à-dire les quelque 60% d’entre eux qui ne bénéficient pas du taux de CSG réduit. Une déductibilité ferait un peu baisser leur impôt sur le revenu (du fait de la baisse de la pension nette), tandis que l’impôt resterait stable dans le cas contraire. La problématique est la même pour les fonctionnaires et indépendants, pour qui la question des compensations à la hausse de la CSG n’est pas encore tranchée. Quant aux épargnants, ils devront eux aussi surveiller ce point car la déductibilité ou non sera, pour certains d’entre eux, un élément déterminant pour choisir entre l’imposition au barème de l’impôt sur le revenu et la future “flat tax” à 30% devant être mise en place en 2018. On devrait en savoir plus d’ici la fin de l’été avec la présentation du projet de loi de finances…

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