« Ceux qui aiment la paix doivent apprendre à s’organiser aussi efficacement que ceux qui aiment la guerre. » Martin Luther King (1929/1968)

Opinion de Pascal Bernachon, directeur de la gestion, KBL Richelieu Gestion, dans l’Agefi. 

Admettons que les guerres commerciales sont la face policée des conflits militaires. Encore que de nombreuses guerres ont trouvé leurs sources dans des buts purement économiques, qu’ils traduisent une volonté de grandeur, une nécessité d’accès à l’eau ou à d’autres matières premières indispensables.

Si nombre d’analystes mettent en avant à juste titre la disruption de l’économie en constatant que les modèles empiriques ou constatés dans le passé ne pouvaient se reproduire actuellement, il apparaît que cette disruption économique s’accompagne d’une disruption géopolitique.

Le retour à des termes que nous pensions obsolètes depuis la chute du mur de Berlin, comme la « guerre froide », pourrait nous faire croire que l’histoire est immuable et que les protagonistes n’ont en rien changé, sauf à avoir simplement changé de terrain de jeu.

Ainsi la rivalité entre un monde libéral à connotation capitaliste ou social libéral constitué principalement des Etats-Unis, de la France, du Royaume-Uni, suivis de leurs alliés que seraient l’Allemagne (géant économique mais nain politique), le Japon , face à un ex-empire soviétique et ses vassaux formés de pouvoirs autoritaires et rarement démocratiques, et ceci quel que soit l’endroit de la planète.

Situation d’autant plus confortable que même les grandes démocraties, au lendemain du second conflit mondial, avaient soutenu certaines dictatures nées d’un partage subjectif des anciens protectorats ou colonies, mélangeant sans scrupules les différentes cultures, les inimités historiques comme ce fut le cas entre les Sunnites et les Chiites.

Retrouvez l’intégralité de l’article de Pascal Bernachon, dans l’AGEFI.