2 bonnes raisons de créer une SCI pour alléger l’IFI à payer

Intervention de Jean-François Lucq, directeur de l’ingénierie patrimoniale, au sujet de la création d’une SCI dans l’immobilier et son impact sur l’Impôt sur la Fortune Immobilière, dans Le Figaro Particulier. 

Créer une SCI afin de détenir de l’immobilier est particulièrement intéressant pour payer moins d’IFI, voire pour échapper à toute taxation à l’impôt sur la fortune immobilière. Le montage est particulièrement conseillé pour une résidence secondaire.

Avec l’avènement de l’IFI (Impôt sur la fortune immobilière), seul l’immobilier intègre la taxation de la fortune en France. Il n’en demeure pas moins que 150 000 foyers, selon les projections de Bercy, sont concernés par cet impôt parce que leur patrimoine immobilier a dépassé 1 300 000 € au 1er janvier 2018 (voir : IFI : Le barème l’impôt sur la fortune immobilière pour 2018).

 Il est toutefois possible d’amoindrir l’IFI à payer, voire même d’échapper totalement à la taxation en créant une SCI (Société civile immobilière).

Constituer une SCI familiale

Le propriétaire d’un bien immobilier peut créer une SCI en l’apportant à la société. Si son but est d’échapper à l’IFI ou de payer une somme moindre, l’opération consiste alors à donner des parts de cette SCI à ses enfants majeurs qui ne font plus partie du foyer fiscal. À l’issue de l’opération, seule la valeur des parts que se sont réservées les parents rentre dans le calcul de l’IFI et si le patrimoine immobilier des enfants ne dépasse pas les 1,3 millions d’euros, eux aussi échappent à l’IFI.

« Ce montage est praticulièrement adapté pour une résidence secondaire familliale dont les parents veulent conserver la gestion, ce qui est possible s’ils sont nommés gérants de la SCI« , explique Jean-Français Lucq, directeur de l’ingénierie patrimoniale de KBL Richelieu. Ils peuvent même « décider de vendre car la propriété des parts de la SCI peut être dissociée du droit de vote », poursuit l’ingénieur patrimonial.

Pour la résidence principale, ce montage n’est pas conseillé. En cas de vente du bien immobilier, les parents qui en sont propriétaires bénéficient d’une exonération de la plus-value. L’histoire est toute autre pour les enfants, qui eux seront taxés puisqu’il ne s’agit pas de leur résidence principale.

Pour un immeuble locatif, le montage n’est pas davantage conseillé puisqu’en théorie, si l’on tranfère des parts à ses enfants, on transfère aussi les revenus qui vont avec. En théorie car « il n’y a aucune obligation de lier le capital de la SCI aux résultats de la société », analyse Jean-François Lucq qui estime que si des parents détiennent 25 % des parts de la SCI, ils peuvent recevoir jusqu’au double du résultat, soit 50 %. […]

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