1er tour présidentielle 2017, le résultat qui rassure !

 

 

 

 

 

 

David Desolneux, Directeur de la Gestion Financière et de la Distribution, commente le résultat du 1er tour de l’élection présidentielle.

 

Paris, le 24 avril 2017

Les sondages avaient vu juste, les électeurs français ont choisi de porter au second tour des élections présidentielles 2017 deux candidats représentant des partis politiques n’ayant jamais gouverné. 

Une situation étonnante qui, paradoxalement, rassure les investisseurs sur les marchés financiers. Même si rien n’est jamais joué jusqu’à la fermeture des bureaux de vote le 7 mai prochain, Emmanuel Macron, candidat pro-européen, semble être le mieux placé pour accéder à la fonction présidentielle. Dès lors, les craintes liées à l’élection d’un parti véhiculant un discours résolument anti-euro et anti-européen disparaissent au profit du sentiment pro-européen du mouvement d’Emmanuel Macron.

La plus forte hausse aujourd’hui concerne le secteur bancaire. Ce rebond, qui n’est pas lié au passé professionnel de banquier de M. Macron, s’explique en fait par des rachats importants de positions « vendeuses ». Ce secteur était  largement survendu depuis plusieurs semaines en raison du risque d’une fuite de capitaux et de son impact sur le secteur bancaire ; fuite de capitaux qui aurait été liée à des retraits massifs des épargnants  en cas de victoire d’un parti prônant une sortie de l’Euro.

Parmi les autres entreprises favorablement concernées par le rebond des marchés, on trouve le secteur automobile et les sociétés dont le résultat est principalement réalisé en France. Pour l’industrie automobile, la perspective de mesures favorisant la sortie du diesel au profit d’énergies considérées comme moins polluantes devrait doper les ventes de véhicules. Pour les entreprises exposées au marché français, la baisse de l’impôt sur les sociétés annoncée dans le programme d’Emmanuel Macron est une bonne nouvelle.

Le marché français n’est pas le seul à profiter du résultat du premier tour. Les autres places européennes progressent également de plus de 3%. Les risques sur l’euro s’éloignant, la Banque Centrale européenne aura une meilleure marge de manœuvre pour gérer sa politique de quantitative easing et ne devra pas faire face à une nouvelle crise de type grecque. Enfin, notre partenaire allemand qui risquait de devenir le seul pilier fondateur de la monnaie unique peut lui aussi souffler.

Avant même d’aborder le second tour des élections les marchés sont donc rassurés. Nous restons investis pour profiter de cet engouement. Il faut cependant garder à l’esprit que le plus dur reste à faire pour Emmanuel Macron. Il doit bien sûr gagner au second tour, mais également trouver les soutiens politiques  et les candidats qui lui permettront d’obtenir une majorité aux prochaines élections parlementaires. Dans le cas contraire, son programme économique, ses projets de réformes risquent de rester suspendus au bon vouloir d’un coalition parlementaire, voire d’un gouvernement de cohabitation.

Emmanuel Macron symbolise pour son électorat un leader d’une nouvelle génération. Un leader qui  mieux que ses concurrents, sera capable d’engager les réformes nécessaires pour permettre à notre pays d’aborder l’ensemble des bouleversements sociaux et économiques liés à la mondialisation et aux nouvelles technologies.

Si le 7 mai, Emmanuel Macron est effectivement élu, nous ne pouvons pour l’intérêt de notre pays que de lui souhaiter de réussir ses réformes économiques. Toutefois, si les idées sont séduisantes aux yeux de ses électeurs, la réalité politique est parfois plus compliquée. Mariano Rajoy en Espagne et Matteo Renzi en Italie l’on appris à leur dépens. Sans majorité politique toute tentative de réforme sera vaine. Les marchés financiers pourraient alors mal réagir, nous resterons donc vigilants dans les portefeuilles jusqu’à l’issue des scrutins présidentiel et parlementaire.